Photo-Plait : une petite histoire de la photographie française. favori envoyer
Texte de Sylvain Halgand
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Interview de M. Lecler (avril 2011)

Il y a quelques mois, je recevais un mail très court. Un monsieur me disait que tout ce que j’avais écrit était exact et qu’il en avait été le dernier directeur. Par retour de mail, je demandais de quoi avait-il  été directeur. Mon correspondant, M. Bernard Lecler avait été le dernier Président de Photo-Plait. S’ensuivirent quelques échanges de mails, puis un premier interview téléphonique, suivi une rencontre à son domicile et enfin une visite, ensemble, du musée de la photographie de Graçay.

M. Lecler, âgé de 85 ans est le neveu et le filleul d’Henri Plait, fondateur de Photo-Plait. Il a prit la succession de son oncle à la tête de la chaîne de magasins jusqu’à la cessation d’activité de celle-ci.

Ces propos échangés lors de nos rencontres permettent de mieux connaître son oncle, Henri Plait, l’histoire des magasins, mais aussi, à travers quelques anecdotes, de découvrir comment fonctionnaient les grands magasins de la photo au siècle dernier.

« Henri Plait était mon oncle et parrain. J’avais 35 ou 40 ans de moins que lui ce qui faisait une grande différence d’âge.Henri Plait n’ayant pas eu d’enfant, je fus un peu le fils qu’il n’eut pas. »

Henri Plait voit le jour dans la Nièvre, à Surgy, en 1881. Né prématurément, les personnes ayant assisté à sa naissance émirent quelques doutes sur sa viabilité. A cette époque, on naissait à la maison, alors, à défaut de couveuse, on le mit dans une boîte à chaussures et on le déposa près de la cuisinière afin qu’il se réchauffe. M Lecler s’amuse de cela, car son oncle est décédé à l’âge de 95 ans. (Louveciennes, 1976)

De condition très modeste ; sa mère était domestique, Henri Plait devint comptable. Il a pour passion la photographie. En 1910, année de son mariage avec Suzanne Lecler, il ouvre un petit magasin de photo rue La Fayette, à Paris. Ce magasin restera le siège de la société jusqu’à la fin de celle-ci.

En 1914, à la déclaration de la guerre, il est mobilisé (on rappelle la réserve, c'est-à-dire les classes 1900 à 1910, donc les hommes nés entre 1880 et 1890). Il part, mais tombe très rapidement malade victime d’une pleurésie. « Ce problème deviendra une chance ». Il est soigné et aussitôt sur pieds, il est définitivement démobilisé, l’armée ne voulant pas avoir à verser une pension d’invalidité. Libéré, il retourne à ses activités commerciales et lui vient alors l’idée qui fera connaître Photo-Plait : vendre un appareil photo aux poilus. Jusqu’à présent les appareils sont encombrants, fastidieux à mettre en œuvre, fragiles. Kodak a depuis 2/3 ans sorti le Vest-Pocket. Henri Plait en vantera les mérites auprès des poilus, en inventant le terme d’ « appareil des poilus ». Le Vest-Pocket, comme son nom l’indique, tient vraiment dans la poche d’un manteau et il utilise du film souple (format 127) bien moins fragile que les plaques de verre de bon nombre d’appareils contemporains.

Le catalogue de 1916 consacre plusieurs pages à cet appareil et sa couverture montre un poilu dans une tranchée (Pour information, le corps expéditionnaire américain n’arrivera qu’en 1917. La formule « appareil du soldat » ne provient donc pas du fait non avéré que les soldats US avaient un VP). L’idée fait mouche et les poilus achètent cet appareil, malgré son prix. En 1916, le premier prix d’un Kodak VP est 50 francs. La solde journalière d’un soldat est de 85 centimes. Les films sont ensuite souvent envoyés pour développement et tirage chez P.P (Photo-Plait). L’armée n’appréciait guère cela. Les tirages et le négatif étaient renvoyés ensuite aux soldats par la Poste.

Grâce à cette idée commerciale, l’affaire de M.  Plait prospère durant la première guerre. Assez rapidement un autre magasin s’ouvre rue de Richelieu, à Paris. Dès le début, les magasins Plait vendent des appareils, des produits et effectuent des développements et des tirages. Ces derniers sont exécutés dans la cave du premier magasin dont l’ implantation s’explique par le fait qu’au début du vingtième siècle la rue  La Fayette est très passante et commerçante, d’un standing bien supérieur à celui d’aujourd’hui.

Au cours des années 30, Photo-Plait édite beaucoup de catalogues, et parfois plusieurs par an. La normalité était un catalogue annuel, accompagné parfois de rééditions, et quelques fois de catalogues spécifiques à un événement (voir celui de 1937, dont la couverture montre l’exposition de Paris). Les appareils vendus sous la marque Photo-Plait n’étaient pas fabriqués par Plait. Beaucoup l’étaient  par Lumière, mais au fur et à mesure des catalogues, on y voit apparaître de plus en plus d’appareils d’origine allemande. Bien que rebaptisés Photo-Plait, on les reconnaît comme fabriqués dans la région de Dresde (Foth, Balda ..).  Sur ceux-ci, seuls le corps et le soufflet sont d’origine. On y monte un obturateur et un objectif français. M. Lecler n’a aucun souvenir du lieu ou de la société qui procédait à l’assemblage final. Il ne l’a peut-être jamais su.

A notre étonnement sur le fait que les illustrations sont parfois les mêmes sur des catalogues concurrents, M. Lecler nous confirme que les illustrations étaient fournis par les fabricants.

M. Plait allait parfois en Allemagne pour s’approvisionner, mais les allemands démarchaient aussi beaucoup le distributeur en France.

Henri Plait reçoit la Légion d’Honneur vraisemblablement pour ses actions en tant que Président du syndicat de la défense de la photo.La date m’en est inconnue car mes recherches n’ont pas encore abouti à ce sujet. A l’époque, il y avait plusieurs syndicats qui se bagarraient.

Dans les années 30,  Zeiss a fabriqué des lunettes de soleil, les « Umbral », et pour les lancer en France, Zeiss a pris un accord avec Henri Plait. Conséquence : Photo-Plait a ouvert un magasin situé 39 rue La Fayette, appelé « Opto-Plait », tourné vers l’optique médicale. C’était Zeiss qui avait payé l’installation. Bien qu’installé dans le même pâté de maison, c’était un magasin à part. Ensuite, c’est devenu juste un coin à l’intérieur d’un des magasins de photographie.

L’atelier de réparation PP se trouvait au 5ème étage. M. Lecler se souvient qu’enfant, lorsqu’il avait des problèmes avec ses jouets, il allait voir le chef mécanicien qui lui refaisait à l’aide du tour une pièce cassée.

Photo-Plait
Photo-Plait édita durant la seconde moitié des années 20, de petits fascicules d'une quarantaine de pages qui avaient la double fonction d'être à la fois une initiation à la photographie et aussi d'être le mode d'emploi d'un certain nombre d'exclusivités Photo-Plait : Manuel du débutant et de l'amateur photographe, la photographie sur pellicules ...
M. Plait n’a jamais écrit de livre sur la photo, mais il créa dans les années 20 la revue « La Photo pour tous ». La parution prit fin avec le début de la guerre. Après la seconde guerre, M. Plait a beaucoup hésité, mais finalement ne l’a pas relancée. Cette revue était disponible par abonnement. Un numéro de 1937 annonce qu’il s’agit de la quatorzième année de parution, ce qui situe le début de la parution à 1923.
Photo-Plait
Cette revue illustrée de 20 pages abordait les thèmes de la photographie et du cinéma.La marque "Photo pour tous" fut déposée le 23 avril 1937 au greffe du tribunal de commerce de Paris par M. Henri Plait.

Le jingle «  Photo-Plait, tu me plais ! », est diffusé sur Radio-Cité avant la guerre (1935-1940).

Sous l’occupation allemande, le catalogue Photo-Plait devient très mince (il reste trois modèles à vendre, dont un allemand). C’est le catalogue prévu pour 1943 dans lequel on a découpé les pages inutiles. Une simple étiquette collante suffira à changer de millésime. Il n’y avait plus rien à vendre.
Les magasins ont survécu principalement par le labo. Les occupants n’interdisaient pas globalement la photo, mais certains sujets ou lieux (zone militaires, nord de la France, zone côtière). Les allemands ont fait une descente chez Photo-Plait en 1941 ou 42. M. Plait avait conservé une partie de ses stocks en réserve, estimant qu’il valait mieux avoir des appareils ayant une valeur intrinsèque que des billets de banque sujets à dévaluation. Les allemands se sont servis dans le stock, notamment d’une quantité assez importante de Leica. Difficile de résister face à une main qui tient un pistolet.

Après la seconde guerre, Photo-Plait a arrêté progressivement ses « exclusivités ». Elles ont persisté avec quelques appareils français, pour cesser au cours des années 50.

Après la seconde guerre, M. Lecler commence des études de droit. C’est une période d’expansion extraordinaire. Un jour son parrain lui  téléphone en lui disant qu’il aurait besoin de quelqu’un et qu’il ferait mieux de venir travailler avec lui. M Lecler alors jeune étudiant a été sensible à la proposition de son oncle. Il a arrêté ses études de droits. Il est rentré en stage chez Photo-Plait à différents postes de travail : laboratoire photo, fabrication d’optique afin de connaître le métier. M. Lecler a aussi fait presque un an de labo et de prise de vue.

A cette époque, certains vendeurs avaient leur clientèle. Jacques Germain, vendeur, avait comme client Ettore Bugatti. Le vendeur téléphonait régulièrement à E. Bugatti (décédé en 1947), lors de la sortie d’un nouveau modèle d’appareil. E. Bugatti demandait au vendeur ce qu’il en pensait, et suivant la réponse, venait de suite au magasin ….dont une fois en Bugatti Royale. « Elle prenait sa place rue La Fayette ». C’était encore l’époque bénie où on trouvait de la place devant le magasin où on souhaitait aller faire quelques achats. « E. Bugatti occupait tout le magasin à lui seul… » (au sens propre comme au sens figuré)

A l’époque, le rôle des vendeurs (souvent formés en interne) était certes de vendre un appareil photo, mais aussi d’apporter aux clients des conseils photographiques. La vente d’un appareil s’accompagnait toujours du don d’une pellicule. Le client pouvait ensuite revenir pour qu’elle soit développée et tirée aux frais de PP. Les vendeurs commentaient alors les photos pour le client.

Il n’y avait pas de tests techniques, mais les vendeurs avaient le droit d’emmener ce qu’ils voulaient pendant leurs congés. Ils ne payaient pas leurs travaux et donc se faisaient vite une idée de la qualité des appareils qu’ils vendaient. Cela donnait lieu à des engueulades entre eux, car ils n’étaient jamais d’accord . Tout cela était subjectif. Il y avait déjà des clans en « .. istes ». M. Lecler n’a pas de souvenir d’un appareil en particulier qui ait été un nid à problèmes. Si jamais cela arrivait, les vendeurs faisaient très rapidement l’impasse sur ce modèle d’appareil.
A l’arrivée d’un nouveau modèle, ils étaient toujours impatients de manipuler dans tous les sens la nouveauté. M. Lecler se faisait toujours livrer un exemplaire dans son bureau, à l’étage, afin de bien lire le mode d’emploi (ce que ses vendeurs considéraient comme une perte de temps) avant de l’essayer. Un jour à l’arrivée d’un nouveau modèle de Contarex, M. Lecler descend au magasin où tous les vendeurs s’écrièrent que cet appareil était une m..de et ne fonctionnait pas. Après deux trois questions, M. Lecler leur expliqua que dans le mode d’emploi il était écrit qu’il ne fallait surtout pas faire certaines manipulations (celles que les vendeurs s’étaient empressés de faire), puis remonta dans son bureau en sifflotant. « C’était un appareil très cher, très lourd, mais plein de défauts, incapable de résister à la concurrence d’un Leica. »

Dans les années 50, les prix étaient fixés par les constructeurs, ce qui explique la quasi similarité des prix entre PP, Photo-Hall. « La différence de prix se faisait par l’ajout d’un accessoire ( nous avions un tiroir avec au moins 50 modèles différents de déclencheurs souples)  et par les conseils des vendeurs. La marge était alors de 33 1/3. Un appareil acheté 100 était donc vendu 150. C’était de bonnes marges, puis on est descendu à 10%, ce qui nous a coulés. »
Les clients avaient une très grande fidélité du fait de l’absence de différence sur les prix qui étaient élevés. Il n’y avait pas de pénurie d’appareils. L’achat restait encore une démarche formelle. La clientèle était essentiellement masculine.
Celle des années 50 était encore assez bourgeoise, car au-delà du prix de l’appareil, le tirage était assez cher. Lorsque toute la pellicule était bonne et tirée entièrement, la note grimpait.
Avec l’arrivée d’appareils populaires, comme le Brownie Flash, cadeau de communion par excellence, la clientèle s’est diversifiée et ensuite, avec les Kodak Instamatic, au début des années 60, elle s’est féminisée.

A la sortie de la guerre, profitant d’un marché protégé, les marques françaises s’étaient multipliées.
La plupart avaient pour origine des ingénieurs passionnés de photographie qui, un jour, s’étaient fabriqués un appareil pour eux et qui finalement avaient lancé une production.
Lorsque les frontières se sont rouvertes et que les importations allemandes ont pu reprendre (on ignore alors que les japonais fabriquent des appareils), les constructeurs français dans leur majorité ont décidé de ne pas se battre contre les fabricants allemands. Même Foca, dont les appareils pouvaient rivaliser, mais dont l’activité était d’abord militaire, a rapidement baissé les bras. Il y a eu une espèce de défaitisme. Le souvenir des années d’avant-guerre où les marques allemandes étaient supérieures aux françaises étaient encore bien présent. La taille des structures françaises étaient généralement plus petite que celle des grands groupes allemands, comme Zeiss.

Les commerciaux des fabricants passaient souvent chez PP rue la Fayette pour voir la Direction (reçus par M. Plait) et ensuite ils allaient voir chaque chef de magasin afin que ceux-ci donnent leur avis et en parlent à leur hiérarchie. A PP, c’était les Directeurs Commerciaux, voir les Directeurs Généraux des fabricants, qui se déplaçaient rue la Fayette, car PP était la plus grosse maison avant que n’apparaisse la FNAC.

PP organisait également des concours de photographie réservé à des amateurs. Le jury était constitué de photographes professionnels. M. Lecler n’a pas gardé souvenir de grands noms de la photographie.

M. Lecler a également passé dix mois chez Kodak à Londres. Les rapports avec les vendeurs anglais étaient extraordinaires. Une anecdote : il avait été nommé vendeur dans le magasin Kodak de Regent Street. Les comptoirs étaient organisés par duo de vendeurs. M. Lecler faisait équipe avec un collègue qui parlait bien le Français (il avait étudié dans un  lycée français).  Un beau jour, une dame assez âgée, plutôt simple, explique que son appareil est coincé et qu’elle n’arrive pas à l’ouvrir . M. Lecler  propose, en français, à l’autre vendeur de le jeter à terre en espérant qu’il s’ouvre. La dame s’est exclamée en français qu’il n’en était pas question. « Vous allez me l’abimer ! » Elle était Suisse mais vivait depuis si longtemps à Londres qu’elle avait pris l’accent Cockney. Tous les vendeurs anglais du magasin se sont mis à rire en se moquant gentiment de M. Lecler. Le flegme britannique n’avait pas résisté !

Après son apprentissage, M. Lecler a commencé comme vendeur dans la succursale de la rue de Rennes. Ensuite, il a fait des remplacements de gérants de magasin pendant les vacances, puis il a été promu sous-directeur au siège, et enfin nommé directeur.

En régions, il y a des franchisés (une quinzaine environ), sauf à Vittel, alors station thermale à succès, où PP entretient un point de vente estival.
Monsieur Lecler se souvient de sa première vente d’un téléviseur. C’était un Radiola vendu à des gens venus du Nord où ils ne trouvaient pas de téléviseur. Le coût était alors quasiment équivalent à celui d’une petite voiture. Et pourtant, il y avait peu d’heures de diffusion. Cela se vendait difficilement du fait du prix. Il n’y avait pas de pénurie, l’achat se faisait sur stock.

Le grand concurrent de PP était alors Photo-Hall (PH). « On se tirait la bourre ! ». A la tête de Photo-Hall se trouvait Pierre Reverchon. La concurrence était dure, mais les relations étaient bonnes. M. Reverchon revendra ensuite son enseigne à l’importateur français de Canon, M. Paillot. (NDLR : j’ai rencontré le fils de M. Paillot auquel j’ai acheté un grand nombre de catalogues Photo-Hall qui illustrent le site)

M. Lecler a une anecdote au sujet des Etablissements Philippe Tiranty. Philippe Tiranty était de la génération d’Henri Plait. C’était l’importateur de Leica et Paillard. A cette époque toutes les marques étrangères avaient un importateur. Puis petit à petit, les marques ont repris elles-mêmes les rennes. Les importateurs firent une belle plus-value en revendant aux marques leur propre structure. Ce n’était pas une obligation légale de passer par un importateur, mais cela évitait aux marques étrangères des mésaventures sur des marchés qu’elles connaissaient mal. Donc, un jour P. Tiranty invite B. Lecler à déjeuner au Traczire, avenue V. Hugo. C’était le top du restaurant de poissons. Tiranty y avait ses habitudes. En arrivant, le maitre d’hôtel lui dit qu’il y a du Loup à la carte .  Niçois, Tiranty était très corpulent, parlait fort et ne passait pas inaperçu. Sans aucune retenue, il demanda « Etes-vous sur qu’il est vraiment frais votre loup ? ». M. Lecler était époustouflé par le culot de P. Tiranty, dans le restaurant de poisson le plus réputé de Paris. P. Tiranty apprit à M. Lecler à manger son poisson sans sauce, juste avec un filet d’huile .. d’olive bien évidemment « Mon petit, avec cela, que de l’huile d’olive ! »

Sinon, plus tard il y eu Grenier, puis Grenier-Natkin.
M. Lecler a bien connu Marcel Natkin, qu’il trouvait très sympathique. Ils se rencontraient et avaient d’excellents rapports. Marcel Natkin avait remis à M. Plait un exemplaire dédicacé d’un livre de pensées. (NDLR : lors d’un entretien avec un des fils de Marcel Natkin, j’ai appris que celui-ci était d’abord Docteur en philosophie à Vienne avant d’émigrer en France en 1929, puis d’en venir à la photographie)

A ce moment-là, les magasins de la rue La Fayette étaient côte-à-côte, mais il fallait sortir dans la rue pour passer de l’un à l’autre, c’est M. Lecler qui s’est occupé de les réunifier et de réorganiser leurs intérieurs. Les comptoirs furent  supprimés pour laisser la place à des vitrines disposées un peu partout. Cette disposition était novatrice dans les années 50. Le  magasin phare rue La Fayette bénéficia en premier de ces modifications. La rénovation des magasins a coûté cher car il a fallu engager de gros travaux pour supprimer les piliers de soutènement des immeubles. De plus, les sols étaient à l’origine de hauteurs différentes.
Il y avait un magasin d’occasions, pas grand, mais qui marchait très fort.

Des petites tables hautes sur lesquelles on pouvait poser un appareil ont fait leur apparition. Les clients et les vendeurs circulaient. Les vendeurs avaient les clés des vitrines et les ouvraient pour sortir un appareil à la demande. L’appareil n’était pas confié au client, le vendeur restait avec l’appareil, autour d’une des tables, car il y avait des vols . Les gens avaient beaucoup d’imagination pour voler.

Il y a eu de nombreux cambriolages. Une anecdote : Un seul voleur fut pris pour 15 à 20 cambriolages. Lors d’une ronde, des Hirondelles avaient rencontrés un type à vélo chargé d’un … projecteur 16 mm. Ils lui demandent ce que c’est, d’où ça vient et où il habite. En fouillant chez lui, ils ne trouvèrent rien, mais une personne de son immeuble dit aux policiers qu’il avait deux chambres dans l’immeuble. Dans la seconde chambre, il y avait de quoi ouvrir un magasin de photo. Les cambriolages se faisaient beaucoup en passant de sous-sol à sous-sol. A l’époque pas de braquage violent.

M. Lecler a commencé sa petite collection avec des appareils que des acheteurs ne sont jamais venus chercher, au bout de 5 ou 6 ans. Ainsi, il  a eu un Contaflex TLR. C’était le reflex de Bao Dai, l’empereur d’Indochine retourné en son pays, sans passer récupérer son bien.

Pendant la Guerre d’Algérie, M. Lecler commençait officieusement à prendre la direction de Photo-Plait. Comme ses concurrents, Photo-Plait rechercha la clientèle des jeunes appelés du contingent. Pour les informer, Photo-Plait utilisa un journal militaire lu par les bidasses. Cette clientèle de vente par correspondance en Algérie fut importante. Cela renouvelait l’histoire de Photo-Plait, qui s’était construite avec la première guerre mondiale.

M. Lecler se déplaçait également beaucoup dans les entreprises des fabricants (Etats-Unis, Allemagne, Japon). Presque tous les allemands avec lesquels M. Plait travaillaient avant guerre étaient revenus après guerre. La réconciliation fut facile et rapide. Les rapports étaient beaucoup plus faciles qu’avec les anglais. Quant à eux, les japonais sont toujours restés aussi incompréhensibles.


M. Lecler allait surtout à Stuttgart et à Leverkusen (Agfa). Dresde a mis longtemps à se reconstruire, et est passé à l’est. M. Lecler n’y est  jamais allé. Leverkussen était extraordinaire. C’est là qu’il a appris à connaitre le « paternoster », ascenseur à plusieurs étages qui n’avait pas de porte et qui allait doucement en flux continu).

Photo-Plait
Henri Plait

Lorsque M. Lecler prit la direction de Photo-Plait, M. Plait se mit en retrait. Un bureau lui était cependant réservé au siège. N’ayant plus d’activité réelle, il finit par ne plus venir et démissionna.
M. Lecler devient alors Président Directeur Général de Photo-Plait.

Play Magazine
En février 1968, paraît le premier numéro de "Play Magazine". Cette "Revue de la détente photo, cinéma, disques, HI-FI, modélisme" était distribuée par Photo-Plait. Elle était éditée mensuellement à 50000 exemplaires. Il était possible de s'y abonner gratuitement pour 4 numéros auprès de Photo-Plait. Sous couvert de quelques articles d'information, se cache un support publicitaire pour les produits vendus par P.P. (sauf le modélisme)
Au cours des années 60, M. Lecler reprend l’idée de la revue « Photo pour tous » et lance  « Play Magazine ». Bien que disponible sur abonnement, cette revue était aussi beaucoup distribuée gratuitement dans les magasins. C’était un bon moyen d’établir le contact avec le client. A l’époque cela commençait à être la mode un peu partout. La FNAC avait « Contact ». Grenier avait aussi une revue. Cela correspond à peu près à l’époque de la disparition du catalogue. Le magazine a duré 4/5 ans.

Le catalogue coutait cher à PP, et de plus, il servait à tous les photographes de France. Des piles partaient chez des prête-noms, et les vendeurs concurrents s’en servaient car le catalogue était tarifié. Cela leur permettait de proposer aux clients, preuve à l’appui, une ristourne par rapport aux tarifs de Photo-Plait.

A son apogée, Photo-Plait employait 99 personnes. C’était vers 1972. Le nombre d’employés avait alors augmenté car M. Lecler avait rouvert un labo photo occupant 8 ou 9 personnes. Il y avait alors encore une clientèle exigeante qui aimait le noir et blanc. Il n’était pas content des travaux N&B sous-traités.
Il y avait également du personnel administratif, des magasiniers. La vente par correspondance représentait le chiffre d’affaire équivalent à celui d’un magasin et demi.

Au cours des années 70, M. Lecler a du vendre magasin par magasin, avant de déposer le bilan. La concurrence était trop rude avec les grandes surfaces ou la FNAC. Sans le savoir, la photo avait vécue (pour l’argentique). « Le virage pour le numérique aurait été de toute façon fatal. On voit bien de nos jours que seuls les photographes de prises de vue ont résistés. »  Photo-Plait a été le dernier à déposer le bilan. Les autres grands avaient fermé depuis plusieurs années.

Henri Plait décéda en 1976, à l’âge de 95 ans, peut-être en faisant un pied de nez à ceux qui lui avaient prédis une courte vie. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

Lorsque j’ai rendu visite à M. Lecler, j’étais accompagné d’Eric Borel. M. Lecler nous a reçus dans son bureau. Il s’y trouve une très belle borne stéréo Taxiphote. C’est celle qui trônait autrefois dans le bureau d’Henri Plait. Si la plupart des plaques qui s’y trouvaient alors ont depuis disparu, nous avons pu en visionner plusieurs. M. Plait était passionné de photo, et ensuite de cinéma. Nous avons visionné des photos d’hiver des années 20. Parmi l’une de celles-ci, on voit Suzanne Plait. La photo a été prise par Henri Plait. Sur une autre photo, on voit le château de Pierrefonds, dans l’Oise. Deux messieurs, conducteurs d’automobiles découvertes, arborent la moustache et sont vêtus d’un pardessus épais. J’ai tout de suite pensé à la couverture (dos) du catalogue PP de 1919.

M. Lecler nous a également présenté une très belle photo de M. Plait, malheureusement trop grande pour passer dans le scanner A4 et pouvoir vous la montrer.
M. Lecler nous présenta aussi un très beau tirage papier d’un superbe autochrome, pris par Henri Plait.

Nous avons ensuite effectué une visite au musée de la photographie de Graçay.

Gracay
Sportex 1933M. Lecler y fut heureux d’y découvrir des publicités pour Photo-Plait. A un moment, il est tombé en arrêt devant une de ces publicités (un dépliant pour le modèle Voltex de 1933).












Ce petit garçon photographié pour illustrer ce dépliant …  c’était lui photographié par son parrain !







Le catalogue 1925 affichant qu'il s'agit de la 32ème année, on pouvait supposer que Photo-Plait était apparu au plus tard en 1893. Pourtant, il s'agissait d'une indication fausse, mais sans doute pas involontairement. Le catalogue de 1963/64 évoque la création de Photo-Plait par Henri Plait en 1910, date cohérente avec ce que nous a dit M. Lecler lors de l'interview.


Dans le catalogue de 1960, qui s'annonçait comme le catalogue du cinquantième anniversaire, il est précisé que le nom d'origine de l'entreprise était "Maison Henri Plait" et que le nom "Photo-Plait" n'a été adopté qu'en 1916 (ce qui est contredit par le catalogue de 1914 ).

J'ai retrouvé le dépôt de la marque "Photo-Plait" au greffe du tribunal de commerce de la Seine. Il date du 26 janvier 1917, par M. Henri Plait, 37, rue Lafayette à Paris. Elle porte sur les appareils photographiques, leurs pièces détachées et accessoires etc... Le renouvellement de dépôt a eut lieu le 22 juillet 1931.

Photo-Plait assura pendant toute ou partie de son existence, la vente d'articles pour la photographie (appareils photographiques, objectifs, pellicules, plaques, papier, chimie, librairie, agrandisseurs, accessoires de laboratoire, albums, cadres, châssis, lanternes de projection, bornes et visionneuses stéréos etc...), le cinéma (caméras, films vierges, projecteurs, films), l'optique (jumelles, lunettes, microscope etc...**), la radio (TSF***) et la musique (Tournes disques, disques) et les travaux photographiques et cinématographiques.

(** ) En 1937, le rayon optique se trouvait au 39, rue Lafayette et s'appelait Opto-Plait.
(***) En 1925, le rayon TSF se trouvait au 39, rue Lafayette et s'appelait Radio-Plait.


L'adresse principale fut tout au long de son existence, le 35, 37 et 39 rue Lafayette dans le 9ème arrondissement de Paris, à proximité de l'Opéra. Entre 1925 et 1929, le nombre de succursales parisiennes explose. Une des originalités de Photo-Plait fut le fait de vendre beaucoup par correspondance, y compris dans les colonies et à l'étranger.



Conditions de vente en 1925
Les conditions de vente en 1925



Les exclusivités Photo-Plait (Voir la page des marques)

La présence d'une petite-plaque "Photo-Plait" rivetée à un appareil-photo ne signifie pas qu'il s'agit d'une exclusivité "Photo-Plait", mais seulement que cet appareil a été vendu par P.P. Les exclusivités ont aussi cette plaque.


Buster Brown Beau Brownie
Brownie
Décalcomanie
Décalcomanie sur un projecteur Lapierre
Photos DF




Pour connaître les exclusivités Photo-Plait, je vous encourage à parcourir les catalogues. Les exclusitivés y sont indiquées par le petit logo : Photo-Plait



La disparition de Photo-Plait


En Novembre 2002, il subsistait au moins un magasin Photo-Plait (il avait déménagé peu auparavant, mais en conservant sa raison sociale). Il était situé à La Roche Sur Yon. Interloqué par cette découverte, j'ai contacté le responsable de ce magasin. Ses propos nous éclairent un peu plus sur la fin de Photo-Plait .

Photo-Plait, d'après le responsable de ce magasin, aurait arrêté la vente par correspondance à la fin des années 60. M. Henri Plait serait décédé vers 1970 (voir l'interview de M. lecler pour plus d'exactitude). Il s'agit tout de même de souvenirs datant de 30 ans et plus, échangés au cours d'une conversation téléphonique imprévue), et à la tête de la maison se trouvait bien un membre de sa famille, bien que ne portant plus le même nom de famille. A l'arrêt de la vente par correspondance, Photo-Plait a au moins conservé son magasin principal et un réseau de franchisés en province. La disparition totale de la structure serait survenue à la toute fin des années 70 (ce qui confirme certains témoignages précédemment évoqués qui faisaient mention de l'existence d'un magasin parisien dans les années 70) (Voir les extraits du RCS plus bas). Un petit article paru dans la revue "News Reporter" en 1977, annonce une exposition d'appareils anciens à la Galerie Henri Plait, 35-39, rue Lafayette. Il s'avère qu'il s'agit de la seconde exposition de ce type organisée à la galerie Henri Plait.
Le magasin de La Roche sur Yon faisait partie du réseau de franchisés. A la disparition du réseau, la plupart des magasins ont changé de nom. Certains, dont celui de La Roche, l'ont conservé. Un écho du Phot'Argus n°82 de septembre 1977, annonce qu'à fin 1976 sept magasins portaient l'enseigne Photo-Plait, qu'ils étaient 14 au moment de la parution de la revue et qu'ils seraient 20 en décembre 1977.

A l'heure actuelle, aux adresses parisiennes mentionnées, il ne reste plus rien de ces magasins. Au 12, avenue F. Roosevelt et au 6, place de la Porte Champerret, ce sont des laboratoires photo, mais aux autres adresses, l'activité n'a rien à voir avec la photographie.

Photo-Plait



L' immatriculation au RCS de 1957 de Photo-Plait

J'ai retrouvé quelques informations sur Photo-Plait, au sujet de son immatriculation au registre de commerce et des sociétés de la Seine le 4 décembre 1957 ( n° 57B20316). Le capital de la Société Anonyme était alors de 240 564,55 francs. Le siège de la Société était au 39, rue La Fayette, 75009 Paris. La durée de la société était portée au 06 octobre 2047. Le dépôt de l'acte de constitution avait eu lieu le 22 octobre 1948 au Greffe du Tribunal de Paris. Le Président de la Société était Spillmann Michel, né le 31 janvier 1930 à Nancy (54), de nationalité française et habitant rue Tahere à Sant Cloud (92). Les administrateurs (en quelle année ?) étaient
  • Feugueur Jacques, né le 6 septembre 1930 à Paris 14, de nationalité française et résidant 75, avenue Emile Zola Paris 15
  • Spillmann, née Lecler Edith, née le 16 juin 1942 à Boulogne Billancourt 92, de nationalité française et résidant 39, rue Lafayette Paris 9
  • Bredat Jean, né le 16 août 1898 à Laval-en-Brie 77, de nationalité française et résidant 15 rue Lenoir Paris 16
Le commissaire aux comptes était le cabinet Chaussumier, 10 rue Monceau Paris 8.

Renseignements relatifs à l'activité commerciale
  • Origine de la société : cette société se constitue
  • Activité :
  • Adresse du principal établissement :
  • Mode d'exploitation : Art. 23 décret du 30/03/84 sans activité commerciale en date du 01 novembre 1986
Observations
  • n° observation : 1 Réimmatriculation du N 344 065 B
  • n° observation : 1 Société régie par la loi du 24 juillet 1966 et le décret du 23 mars 1967 sur les sociétés commerciales. Assemblée du 13 janvier 1969.
  • n° observation : 1 Continuation de la société malgé un actif net devenu inférieur à la moitié du capital - Assemblée Générale du 30 novembre 1970.
  • n° observation : 4139Déclaration de cessation des paiements le 15 janvier 1985 au greffe de Paris.
  • n° observation : 1 Suite mode exploitation location-gérance pour la partie radio télé électro accoustique
  • n° observation : 1 Propriétaire exploitant pour la partie vidéo audio-visuel et sonorisation photographies réparations
  • 2 octobre 1978 n° de l'observation : 54473Réglement judiciaire 78 R 338 Jugement déclaratif du 19 juillet 1978 date de cessation des paiements. Le 22 mai 1978, M. Pavec Syndic.
  • 19 octobre 1978 n° de l'observation : 58381Par ordonnance du 27 juillet 1978, M. le Juge Commissaire autorise la continuation d'exploitation pour une période de 3 mois dans le règlment judiciaire.
  • 22 février 1979 n° de l'observation : 12724Par jugement du 15 janvier 1979, le TC de Paris autorise la Société dans la continuation de son exploitation dans le règlement judiciaire.
  • 26 juillet 1983 n° de l'observation : 40700 Homologation du concordat jugement du 2 juin 1983
  • 4 juin 1985 n° de l'observation : 38007 Liquidation des biens 85 L 276 sur résolution du concordat jugement du 31 janvier 1985
  • 28 juillet 1997 n° de l'observation : 60941 Le jugement du Tribunal de Commerce de Paris en date du 28 05 1997 a constaté la dissolution de l'Union


La publicité pour Photo-Plait

Revue française de photographie - 1921
"Revue française de photographie " - 1921

Radiuo-PLait
"L' Echo de Paris" - 1929
Photo-Plait
1930

Photo-Plait
Journal "L'Illustration" - 1939

Photo-Plait
Décembre 1953

Photo-PlaitPhoto-Plait Photo-Plait
1953

Photo-Plait
1954

Photo-Plait
1957






Les catalogues Photo-Plait

La longévité de Photo-Plait et le contenu de ses catalogues offrent au collectionneur-chercheur une extraordinaire source d'informations sur l'évolution de l'appareil photo, en France, au cours d'une grande partie du XXème siècle. C'est pour cela que je vous présente l'intégralité des pages concernant les appareils sur ce site.

L'examen des couvertures et de quelques pages intérieures est également intéressant pour suivre l'évolution de la société (Photo-Plait) et de La Société (française).


1913 : sur la couverture, la marque "Photo-Plait" n'existe pas ; seul le nom du fondateur Henri Plait est utilisé.

1914: Enfin, on parle de "Photo-PLait" ou plus exactement DU "Photo-Plait".

1915 : catalogue absent.

1916: La guerre dure depuis longtemps et va durer encore plus. La couverture ne présente pas un appareil photo ou une photo, mais un poilu, en peinture. Peu de marques figurent au catalogue et bien évidemment aucune n'est allemande.


Photo-Plait




La façon de travailler de Photo-Plait est adaptée aux circonstances du moment (!).


Photo-Plait



Photo-Plait informe ses clients que les prix du catalogue peuvent subir des variations rapides et que les marchandises seront facturées au prix du moment. Les prix ne seront pas fixés d'avance. Les produits chimiques connaissent de plus grandes variations.

Les conditions d'expédition ne sont pas les mêmes pour les soldats du front et ceux non directement engagés dans les combats. Il est précisé que lorsque l'envoi ne peut se faire par la Poste, et qu'il est assuré par le service des postaux militaires, il est gratuit, mais fait aux risques et périls du destinataire.
Seuls sont énumérés ci-dessous les appareils spécifiques de la production Photo-Plait (cliquez sur le nom du modèle) :


Pas moins de quatre pages sont consacrées au seul Kodak Vest Pocket.


Photo-Plait




Les nouveautés de l'année sont toutes alliées (pour les ignares, lors de la première guerre, l'Italie était du côté allié). Le sentiment anti-allemand est alors si fort, que la nationalité de l'appareil est systématiquement annoncée.


Photo-Plait


1917: Année trouble ! Tout va mal sur le front et le catalogue élude le problème en n'affichant pas la guerre sur la couverture.


Photo-Plait

1917 avril: Le front avait l'impression qu'à l'arrière, il y avait beaucoup d'insouciance. Compréhensible en voyant cette couverture.
Pendant ce temps-là, Nivelle nivelle ses hommes et Pétain en fusille d'autres.


Photo-plait


1918-1919 : La couverture du catalogue est assez sobre, d'inspiration Art Nouveau.



Photo-Plait

1919 extraits : La couverture est d'un dessin encore plus sobre.


Photo-Plait

1919 : Les ruines fument encore que les premiers touristes de guerre arrivent ! La première et la dernière de couverture forment un dessin unique. On y voit une grosse voiture au milieu d'une ville en ruine. Le chauffeur est peut-être un militaire.


Photo-Plait Photo-Plait

1920 : Une couverture étrange, qui me fait penser aux premières photos de Nièpce.


Photo-Plait

1921 : Le style Art-déco qui ne prendra son nom qu'en 1925 à l'occasion du salon des arts décoratifs est déjà présent sur la couverture du catalogue de 1921.


Photo-Plait

1922 : Inauguration d'un nouveau style de couverture qui n'évoluera pas avant 1930. Au gré des années apparaitront, puis disparaitront les adresses des succursales. La liste du type de matériel vendu par PP changera pour tenir compte des évolutions technologiques : phonographe, TSF ..


Photo-Plait

1923

1924

1925 :
Couverture


1925 mars

1926

1927

1928

1929

1930 : Apparition des couvertures que j'appelle "à rubans". Une photo occupe environ un tiers de la surface de la couverture. A gauche, il y a ce qui ressemble à un ruban rouge. Le logo losangique de Photo-Plait fait son apparition sur la couverture. Sous la photo, il est précisé qu'elle a été obtenue avec la plaque "Veritas" d'As de Trèfle. Photo-Plait


Photo-Plait Supplément


1931 : Un second ruban horizontal apparaïtra. A leur intersection se trouve le logo. La photo a un titre "Types Algériens" en plus du rappel de "Véritas". 1931 est l'année de l'Exposition Coloniale. Outre la couverture, Photo-Plait en profite pour faire une promotion


Photo-PlaitPhoto-Plait

Expo Coloniale


As de Trèfle est très présent dans les catalogues, avec entre autre, un signet. Les appareils "exclusitivés" sont souvent vendus accompagnés d'un "Agenda As de Trèfle".


1932 : Sur la couverture, on ne parle plus de plaque, mais de pellicule Aschrom.

1933 : les catalogues de ces années sont très épais. Les exclusivités "Photo-Plait" y sont très nombreuses.

1934:
Photo-Plait


Notre service d'échange d'Appareils


Votre appareil est vieux, il ne répond plus à vos besoins. Vous désirez peut-être un appareil moderne:
Nous sommes prêts à reprendre un appareil d'un ancien modèle et à en fournir un nouveau contre un supplément, mais l'amateur comprendra facilement que nous sommes obligés de revendre ces anciens appareils, ne serait-ce que pour couvrir les frais de notre service " ECHANGE". Voici donc nos conditions d'échange :

1° Les vieux appareils ne peuvent être échangés que contre de nouveaux modèles choisis dans nos catalogues. Nous ne faisons jamais l'achat d'un vieil appareil.
2° Il n'est pas obligatoire que l'appareil échangé ait été acheté chez nous.
3° Le prix de reprise est fixé par nous sur le vu de l'appareil à échanger. Ce prix variera et sera proportionné à la valeur du nouvel appareil choisi.
4° Une liste de solde des vieux appareils est adressée aux clients qui voudront bien nous la demander. Tous les appareils qui y figurent ont été revus dans nos ateliers et sont tous vendus après avoir été soigneusement vérifiés. Dans cette liste figurent nos fins de séries, appareils défraîchis ayant fait les vitrines,
5° Il n'est pas repris d'appareils d'occasion d'un format supérieur à 9x 12 ni du format 8x 10,5, ni d'appareils d'occasion contre une occasion ou fins de séries.


1935 : Les couvertures se simplifient. Une photo recouvre la totalité de la première. Un rond, en surcharge, indique l'année du catalogue.

Avec un Appareil acheté aux Etablts Photo-Plait:la photographie n'est plus une science morose et incertaine, hérissée de calculs et de formules : c'est un art d'agrément contribuant à embellir notre existence et à nous faire mieux goûter la joie de vivre. Grâce à elle, nous pouvons fixer et conserver intact le souvenir des moments heureux sans autre peine que de presser le levier de l'obturateur. Ce résultat, qui eût pu paraître invraisemblable il y a quelques années encore, est dû à la perfection des appareils.
A l'heure actuelle, n'importe quel amateur peut obtenir à coup sûr un excellent cliché, sans étude préalable.
Bien que les modèles d'appareils soient nombreux et variés comme formes et dimensions, ils comportent tous les mêmes organes essentiels : un objectif qui dessine l'image sur la surface sensible un diaphragme faisant corps avec l'objectif, dont les lamelles se resserrent à volonté pour laisser passer plus ou moins de lumière; un obturateur qui ouvre et ferme le passage aux rayons lumineux un corps rigide ou pliant, mais étanche à la lumière, fermé à l'arrière par un châssis à plaques ou un magasin à pellicules; enfin un viseur, qui indique d'avance la partie du sujet comprise dans la vue.
Parlons d'abord de l'objectif, car il est véritablement l'organe essentiel, l'œil de la chambre noire, comme on l'a dit, et tâchons de bien comprendre le sens des expressions que l'on retrouve si fréquemment dans les ouvrages photographiques: distance focale, ouverture utile, profondeur de champ.

Distance focale.

Un objectif n'est autre qu'un système de lentilles assemblées dans la même monture et dont la matière, les courbures, les épaisseurs, les intervalles, ont été déterminés de manière à obtenir une image aussi parfaite que possible. Quel que soit leur nombre, ces lentilles se comportent comme une lentille simple et obéissent aux mêmes lois d'optique que la vulgaire loupe qui servit à nos jeux d'enfant. Tout le monde sait que, si l'on interpose une lentille sur le parcours des rayons solaires et qu'on présente ensuite une feuille de papier blanc à une distance convenable, on obtient une image réduite du soleil; ce que l'on sait moins, c'est que cette distance, qui est constante pour un objet situé à l'infini, ou tout au moins très éloigné s'appelle: la distance focale ; dans la plupart des appareils à main sa valeur est sensiblement égale à la diagonale de la plaque ou de la pellicule, soit, par exemple, 10 à 12 cm pour le format 6 x 9 et 13 à 15 cm pour le format 9 x 12. Il est important de remarquer que le format de l'image ou, plus exactement, le rapport de ses dimensions, croît dans la même proportion que la distance focale : si nous doublons cette dernière, les dimensions de l'image sont doublées également, comme le montrent les illustrations et schémas ci-dessus On obtient d'ailleurs aisément ce résultat avec les chambres à main double tirage, en munissant simplement l'objectif d'une lentille additionnelle; toutefois, il est bon de remarquer que l'ouverture de l'angle embrassé diminue proportionnellement à l'échelle d'amplification; en même temps, l'éclat de l'image s'atténue, pour les raisons que nous allons exposer.

Luminosité.

Non moins importante est la notion de luminosité ; pour la comprendre, il suffit d'assimiler l'objectif à une fenêtre à surface variable, éclairant le fond d'une chambre, c'est-à-dire, dans le cas présent, la plaque ou pellicule. Supposons que cette fenêtre soit ronde, d'un mètre de diamètre, et éclaire une personne placée à quatre mètres par exemple; diminuons ensuite cette largeur de moitié; la quantité de lumière se trouve réduite, non pas de deux fois, mais de quatre fois, parce que le surface de la fenêtre se trouve elle-même réduite dans la proportion de un à quatre, comme le démontrent les illustrations ci-dessous.
De cette expérience, nous pouvons conclure que, de deux objectifs de même distance focale, le plus lumineux est celui qui a le plus grand diamètre de lentilles et que la luminosité croît dans la proportion indiquée ci-dessus, devenant quadruple quand le diamètre de la lentille ou du diaphragme se trouve doublé.
Pour simplifier, et surtout pour qu'il soit possible de comparer entre eux, au point de vue de la luminosité, des objectifs de distances focales différentes, on emploie habituellement des expressions telles que : objectif ouvert à 1: 4, 1: 8, ce qui veut dire que le diamètre des lentilles ou, plus exactement, de l'ouverture utile, est égal à la distance focale divisée par quatre pour le premier et par huit pour le second. D'après la démonstration précédente, le premier objectif laissera passer quatre fois plus de lumière et par suite permettra une exposition quatre fois plus rapide que le second. Afin de faciliter les calculs, les constructeurs ont pris l'habitude de choisir les numéros des diaphragmes de telle sorte que le temps de pose aille en doublant quand on passe d'un diaphragme quelconque à celui qui le suit immédiatement. Par exemple, pour les diaphragmes: 4-5,6-8-11, etc., les temps de pose relatifs seront : 1-2-4-8.
De cette étude sommaire, nous retiendrons surtout la conclusion : plus un objectif est lumineux, plus le chiffre qui indique son ouverture utile est faible: un objectif 1: 4,5 sera quatre fois plus lumineux qu'un objectif 1: 9 et, par suite, permettra toutes choses égales d'ailleurs une exposition quatre fois plus courte.
Les objectifs montés sur nos appareils appartiennent tous, sauf quelques-uns, au type anastigmatique : ils donnent à pleine ouverture une image parfaitement nette sur toute la surface du cliché et leur rapidité est telle que l'instantané est possible à peu près par tous les temps, en supposant, bien entendu, que l'on emploie, lorsque les circonstances l'exigent, une émulsion de haute sensibilité.
La plupart des anastigmats 1: 6,3, malgré leur construction très simple (3 lentilles seulement), ne laissent rien à désirer au point de vue de la finesse et leur luminosité est largement suffisante pendant la belle saison; pendant l'hiver, cependant, il est bon d'avoir à sa disposition une réserve de puissance et c'est aux objectifs ouverts à 1: 4,5 qu'on la demandera.

Profondeur de champ.

L'utilisation rationnelle des objectifs à grande luminosité comme les anastigmats 1: 4,5 ou 1: 3,5, est d'ailleurs assez délicate, si l'on veut travailler à pleine ouverture, car il n'ont alors et ne peuvent avoir, qu'une faible profondeur de champ : par cette expression, il faut entendre que, lorsque nous photographions simultanément des objets situés dans des plans différents, la netteté en profondeur est limitée à quelques mètres et parfois même à moins: par exemple, si nous voulons prendre le cliché d'un groupe sur 5 ou 6 rangs, la mise au point étant réglée à 1: 4,5 sur le premier, le deuxième sera déjà moins net, le troisième et les autres d'un flou inacceptable. Le remède consiste à mettre au point sur un plan moyen (le troisième rang par exemple) et à réduire l'ouverture du diaphragme en se basant, soit sur les indications de la glace dépolie, soit sur les chiffres d'une table de profondeur de champ. Il faut bien remarquer que cette obligation de diaphragmer l'objectif n'implique nullement un défaut de construction, mais qu'elle est une conséquence des lois de l'optique, auxquelles sont soumis tous les objectifs, quels qu'ils soient. Cependant, on peut tourner la difficulté en utilisant un appareil de petit format, dont l'objectif a forcément une courte distance focale.

L'obturateur.

On utilise dans les appareils à main soit des obturateurs d'objectif, soit des obturateurs de plaque. Les premiers sont composés de lamelles situées entre les lentilles (obturateursFoth, "Gitzo", Vario, Platos, Derval, Pronto, Telma, Ibsor, Compur. Les seconds sont des rideaux à fente, passant tout près de la surface sensible.

Quel Appareil choisir?

Son format.

Voici une question à laquelle il est difficile de donner une réponse précise, la question de poids et de volume jouant un grand rôle. Celui qui désire porter constamment son appareil sur soi, qui veut pouvoir enregistrer à n'importe quel moment tous les sujets qu'il rencontre dans ses sorties, prendra un de ces petits appareils employant le film ciné de 35 mm et donnant 36 vues 24 x 36 mm, ces clichés supportant parfaitement l'agrandissement qui donne l'illusion d'une épreuve directe très artistique ou bien encore les petits appareils de poche 3 x 4, 4,5 x 6, 6,5 x 9 ou 6,5 x 11 cm.
Les appareils 3 x 4 et 4,5 x 6 peuvent être portés dans la poche du gilet et sont rapidement mis en batterie. Un ou deux mouvements à exécuter et voici le sujet enregistré. Pendant des années on se réjouira de revoir cette image, que l'on n'aurait jamais fixée, faute d'avoir été prêt à temps.
Avec les petits appareils de poche tous les plans depuis l'infini jusqu'aux plus rapprochés sont également nets. Sauf dans des cas exceptionnels, aucune mise au point n'est nécessaire. Mais les formats les plus employés sont le 6 x 9 et le 6,5 x 11 à pellicules. Ce dernier format est le plus élégant et c'est celui que nous recommandons d'adopter.Pour la photographie sur plaques et la photo des couleurs on emploie les formats 6,5 x 9 et surtout 9 x 12. Ces appareils peuvent également se charger en plein jour soit avec des film-packs, et la plupart avec des pellicules en bobines à l'aide de l'adaptateur "Rollex".
La légère augmentation d'encombrement justifie largement les avantages acquis en ce qui concerne le format, le contenu des images et la facilité d'emploi dans toutes les circonstances. De plus un appareil plus grand peut être muni de certains dispositifs difficiles à placer sur les petits. En général, une épreuve 9 x 12 n'a pas besoin d'être agrandie ;on peut même supprimer certaines parties gênantes ou inutiles et conserver malgré cela une image acceptable.
Pour la photographie en couleurs, I'augmentation du format est avantageuse, car elle supprime la visibilité des grains colorés. C'est le format 9 x 12 qui est le plus recommandé et dans cette série le " Studio-Plait" décrit aux pages 80 et 81 donnera complète satisfaction aux débutants.
Pour les amateurs de Sports: courses de chevaux, automobiles, aviation et aussi pour la photographie des enfants, les appareils à obturateur de plaques et modèles reflexes sont conseillés.

Quelques mots sur la présence de bulles dans les objectifs.

Il est prouvé, à la suite d'essais successifs et réitérés, que la présence de ces bulles, même dans les conditions les plus défavorables, n'amène pas une perte de lumière supérieure à 1/50e pour cent, ce qui est bien inférieur à la limite le perception les différences de clarté, absolument inappréciable et sans aucune influence sur l'effet optique du système de lentilles."

Extrait d'un Rapport Officiel des Verreries Schott et Gen d'léna.


1936 : L'année des grèves, des congés payés .... des photos de vacances. Sans doute une bonne année pour vendre des appareils.

1937 : Cette année-là, paraissent deux catalogues, dont un d'extraits. Le catalogue général contient 24 pages de présentation de la société. Ces pages ont une numérotation en chiffres romains. Le catalogue contient au total 288 pages.

L'extrait du catalogue est antérieur au catalogue général, puisqu'on y trouve un bon de réservation pour celui-ci qui ne paraîtra que le 15 mars suivant.
Les couvertures des deux ouvrages représentent sous un angle différent le Palais de Chaillot et les jardins du Trocadéro, points centraux de l'Exposition Internationale de Paris 1937.



Photo-PlaitPhoto-Plait

Le catalogue 1937 nous permet de connaître la physionomie de l'adresse principale de Photo-Plait. De quoi à faire pâlir les plus grandes enseignes spécialisées d'aujourd'hui !

Photo-Plait
35, 37, 39 Rue Lafayette, Paris-Opéra

... ainsi que celles des succursales !


Photo-Plait
12, Avenue Victor-Emmanuel III PARIS (8e)
Photo-Plait
15, Galerie des Marchands (Rez-de-chaussée, Gare St Lazare) PARIS (8e)
Photo-Plait
6, Place de la Porte Champerret PARIS (17e)
Photo-Plait
104,Rue de Richelieu, PARIS-BOURSE (2e)
Photo-Plait
142, Rue de Rennes, PARIS-MONTPARNASSE (6e)

Et de ses services internes !

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Dépouillement du courrier
Photo-Plait
Enregistrement du courrier
Photo-Plait
Constitutions des dossiers
Photo-Plait
Préparation et vérification des commandes
Photo-Plait
Préparation et vérification des commandes
Photo-Plait
Plombage des appareils avant expédition
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Expéditions


1937 Hiver : L'augmentation des prix pourrait être la justification de la sortie d'un catalogue Hiver.



Photo-Plait


1938 :
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1939 : Le catalogue du centenaire de la photographie ... et le dernier avant la seconde guerre mondiale.


Photo-Plait


1940 : La "Drôle de Guerre" dure depuis le 3 septembre 1939, mais pour l'instant l'Allemagne et la France campent chacune sur leurs positions derrière leurs lignes de défense respectives. Ce n'est que début mai 1940, que l'offensive allemande commencera et bientôt, ce sera la débâcle, puis l'Occupation et son train de privations.
La catalogue Photo-Plait est le reflet de ce début d'année 1940, puisque paraît en mars 1940, un premier extrait du catalogue général de 1940,pour annoncer que compte-tenu des difficultés du moment le catalogue général ... ne paraîtra que durant la première quinzaine d'Avril.
En avril, le catalogue général parait accompagné d'un supplément concernant les appareils allemands (vous devinez pourquoi !)
Le catalogue général contient 192 pages.

Le supplément de décembre fait état de l'indisponibilité d'un grand nombre d'appareils photos ... mais pas allemands ceux-là. Au contraire Agfa, Zeiss et Voigtländer sont bien présents. Il n'est fait aucune allusion à l'Occupation.



Photo-PlaitPhoto-Plait

Photo-Plait

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Supplément avril 1940

Avril 1940



La guerre est bien présente, puisque le DEHEL est devenu l'appareil automatique du soldat !
Ce supplément de 28 pages est presque entièrement consacré aux appareils allemands, dont les stocks, depuis le début de la guerre s'amenuisent et dont l'importation est bien entendu impossible !

Allemands


1941 mai :

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1942 :

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1943 :

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Après une absence de deux ans, le catalogue paraît, mais comme les français d'alors, il doit se serrer la ceinture.




Photo-Plait

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Inimaginable pour ceux qui n'ont vécu cette sale époque.


1944-1945 Hiver :
Photo-Plait


Photo-Plait


Ce qui est sûr au sujet de ce catalogue, c'est qu'il s'agit de celui de 1943. A priori, il a été sorti après La libération (tout au moins pour les régions qui l'étaient déjà durant l'hiver 1944). L'année 1943 est masquée sur la couverture, mais ne l'est pas à l'intérieur. Une autre particularité est que les pages 3 à 8 sont absentes et que le peu qu'il en reste à été collé près de la reliure. Les catalogues de cette année vus ailleurs ont un découpage identique.

De ce fait, il reste peu d'appareils photo dans ce catalogue : deux ! Le premier est un Dehel 6 x 9 et le second s'appelle Rekkord et semble être un produit "Photo-Plait". Un supplément à ce catalogue, daté de 1945 précise que pour ces deux appareils, la série est épuisée. Il semble donc qu'à un certain moment au début de 1945, Photo-Plait n'ait plus été en mesure de vendre des appareils photo.

1945-1946 :

Photo-Plait


1946 :

Photo-Plait


1946-1947 :
Photo-Plait


1948
:
Photo-Plait
Pas d'exclusivités P.P. dans ce catalogue. Mes remerciements à M. Etienne.


1948-1949 :

Photo-Plait


1949 :

Photo-Plait
Le catalogue de 1949 a en couverture une photo de l'actrice Dany Robin (1927-1995)


1949-1950 :
Photo-Plait
Mais qui est cette jeune femme à la taille de guêpe ?


1950 :

Photo-Plait


1951 :

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1952 :

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Avertissement


1953 :
Photo-Plait


1954 :

Photo-Plait




1954-1955 :

Photo-Plait




1955 :

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1956 :

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1957 :

Photo-Plait


Remboursement



1958 :

Photo-Plait

(Hum, jolies jambes !)

Dans le catalogue de 1958, il n'y a plus trace d'appareils photo "Photo-Plait". Les articles en vente sont de plus en plus divers, en ayant que peu de choses à voir avec les activités traditionnelles de Photo-Plait, puisqu'on y trouve sur une même page des accessoires pour la plongée et la pêche sous-marine et des rasoirs électriques.

L'exemplaire de 1958 en ma possession est accompagné d'un supplément de 16 pages, d'octobre 1958, listant les appareils photo, cinéma, radio et divers soldés ou vendus d'occasion.

Au cas où vous auriez besoin de quelque chose, voici un bon de commande. Pas sûr que la maison honore ses commandes ;-)

Bon de commande
Bon de commande
une fois rempli, vous pourrez le glisser dans l'enveloppe adéquate

Enveloppe

et si vous n'avez pas les moyens de vous offrir comptant un appareil ( 44 ans d'âge, tout de même), il vous restera le bon de commande à crédit.

Bon de commande à) crédit




1959 :

Photo-Plait


1960 :

Photo-Plait


1961 :

Photo-PLait


1962 :
Photo-Plait


1962-1963 :

Photo-Plait
Même couverture que celui de 1962.


1963-1964 :

Photo-Plait
Quelle évolution depuis le Poilu de 1916 !

Le catalogue 1963 présente les locaux commerciaux de Photo-Plait. La comparaison est à faire avec ce qui était présenté en 1937.


Facade
35, 37, 39 Rue Lafayette, Paris (9e) en 1964

Photo-Plait Photo-Plait
Photo-PlaitPhoto-Plait
Photo-Plait Photo-Plait
Photo-Plait


... ainsi que ceux des succursales !

Photo-Plait
142, Rue de Rivoli PARIS (1e)
Photo-Plait
15, Galerie des Marchands (Rez-de-chaussée, Gare St Lazare) PARIS (8e)
Photo-Plait
142, Rue de Rennes, PARIS-MONTPARNASSE (6e)
Photo-Plait
12, Avenue Franklin Roosevelt PARIS (8e)
Photo-Plait
6, Place de la Porte Champerret PARIS (17e)
Photo-Plait
189, avenue du Roule Neuilly sur Seine


1964 :

Photo-Plait

1965 :

Toute la famille est équipée : Monsieur en Bolex, Madame en Zeiss, la fille est 8 ou Super-8 et le garçon en 126. L'apogée des 30 glorieuses !
Photo-Plait Photo-Plait


1972 :

Photo-Plait 1972






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