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Carpentier Photo-Jumelle (à mise au point)
France Version française
Photos by Arnaud Saudax text by Arnaud Saudax. From the collection of Arnaud Saudax. Last update 2024-03-26 par Sylvain Halgand.

Manufactured or assembled in France from (Circa) 1899 to (After) 1899.
Index of rarity in France: Rare (among non-specialized garage sales)
Inventory number: 4173

See the complete technical specifications

Chronology of cameras Carpentier 

Jules Carpentier took over Ruhmkorff's workshop (who had worked with Charles Chevalier before opening his own workshop in 1855).
A precision equipment manufacturer, especially of electrical devices, he was the first to build a mass-produced camera with interchangeable parts. Interestingly, despite the undeniable success he achieved in this field, he only built one type of camera.

It was Carpentier whom the Lumière brothers entrusted with the mass production of their first motion picture camera.

If Carpentier only manufactured one type of camera, the Jumelle type, he diversified it into numerous models.

The first patent application by Carpentier for a camera dates back to 1890 and concerns Appareil de photographie à magasin et à plaques indépendantes. This is not yet the Photo-Jumelle.
In 1891, he filed a patent (No. 216975) for a Photo-Jumelle à répétition. The reproduction of the patent available on the INPI website is very poor; I have retouched a part of it.
Two years later, a patent (235 562) for a système d'escamotage pour appareil photographique completes the path towards the production model.
The trademark was registered on April 2, 1892.
The Photo-Jumelle was presented by Carpentier at the Société Française de Photographie


Carpentier's Jumelle is a pioneering camera because they are small in size and easy to use. The viewfinder is at eye level, which has the advantage, as Carpentier puts it, of having the same perspective between what is seen and what is photographed.

Although it appears as a camera with two lenses, only one of the two lenses is used for capturing images, while the other serves as the front part of the viewfinder. The whole camera resembles a viewer, and there is a strong temptation to place one's eyes in front of the lenses, which resemble the eyepieces of a pair of binoculars.
The magazine for the plates is integrated into the camera.

Depending on the model of Photo-Jumelle, it can accommodate 12 or 18 plates. In the early models, these plates measure 4.5 x 6, which is small compared to what is obtained with contemporary cameras. Photo-Jumelle come in various negative formats, with a wide range of lenses. Therefore, there are many models.
Here are a few:
    Size Plates Lens  

Photo-Jumelle 6.5 x 9 12 Zeiss Krauss Protar 8/110 mm

Focusing

Photo-Jumelle 4.5 x 6 12    
Photo-Jumelle 4.5 x 6 12    
Photo-Jumelle 6.5 x 9 18 Zeiss Krauss 8/110 mm  
Photo-Jumelle 6.5 x 9 18 Krauss Quatryl 4.5/10.5 cm Focusing


The Photo-Jumelle, having been very successful, led to a large number of accessories and improvements.

RECHARGEMENT EN PLEINE LUMIÈRE ET EN COURS DE ROUTE DES APPAREILS A MAGASIN ET SPÉCIALEMENT DES PHOTO-JUMELLES J. CARPENTIER
(Refilling in bright light and on-the-go for magazine camera and especially Carpentier Photo-Jumelle.)

PAR M. F.-M. RICHARD.

Présentation faite à la Société Française de Photographie lors de la séance du 7 décembre 1894.

Lorsque, pendant une excursion, on a impressionné toutes les plaques contenues dans son appareil, on peut désirer ne pas s'en tenir là et continuer la série des opérations photographiques.

Dans les appareils que je livre munis de magasins mobiles système Hanau-F.-M. Richard, il suffit de remplacer le magasin épuisé par un neuf, mais dans certains autres, comme la photo-jumelle J. Carpentier, dont le réservoir de plaques est fixé à l'instrument, il est nécessaire d'employer un autre moyen.
Le plus ancien qui ait été recommandé consiste dans l'usage d'un manchon en étoffes inactiniques dans l'intérieur duquel on opère par tâtonnement, d'ailleurs facile, la substitution de plaques neuves aux plaques impressionnées.
Un nouveau procédé très ingénieux a été créé par M. le lieutenant Rimailho. Il consiste dans l'emploi de boîtes de bois chargées préalablement de plaques au gélatinobromure avec leurs petits châssis de tôle.
Les photo-jumelles ayant reçu sur le côté, dans nos ateliers, une petite pièce d'ébonite très peu apparente, munie d'une trappe à coulisse, sont chargées et utilisées comme à l'ordinaire. Lorsque toutes les plaques sont impressionnées, on procède au déchargement de la façon suivante :
Prenant un chargeur vide (le chargeur est une petite boîte de bois dont un côté est muni d'une petite trappe à coulisse et de deux crochets dont l'un à ressort), on l'accroche contre la jumelle, comme l'indique la figure ci-contre, la trappe en bas, les deux trappes l'une contre l'autre (le ressort d'accrochage doit faire un floc bien net).
On ouvre alors : 1° la trappe de la jumelle, 2° celle du chargeur.
.
Puis, tenant l'appareil comme l'indique la figure ci-contre, plutôt plus incliné que moins, on tire la tige du changement de plaque et. on la repousse douze fois. A chaque fois, un châssis garni de sa plaque passe de la photo-jumelle dans le chargeur.

Lorsque les châssis sont tous dans le chargeur, on referme la trappe du chargeur et on le décroche.
Pour recharger la photo-jumelle, qui est alors vide, on prend un chargeur qu'on a eu le soin de garnir à l'avance de châssis et de plaques, on l'accroche de la même façon à la photo-jumelle et l'on procède ainsi :
On redresse la photo-jumelle, comme l'indique la figure ci-dessous, on tire la tige de changement de plaque et on la repousse bien à fond.



On ouvre la trappe du chargeur (celle de la photo-jumelle étant restée ouverte), puis, d'un mouvement de balancement, on redresse le chargeur en haut. Dans ce mouvement, le châssis qui est au fond du chargeur passe, par son propre poids, de celui-ci dans la photo-jumelle. On replace le tout horizontalement pour que les châssis descendent dans l'intérieur du chargeur, puis on redresse et un deuxième châssis passe dans la photo-jumelle. On continue l'oscillation jusqu'à la onzième plaque.

A ce moment, on tire à fond la tige du tiroir de la photojumelle, comme pour un changement de plaque, et l'on fait passer la douzième plaque du chargeur dans la photo-jumelle par une dernière oscillation.
On repousse le tiroir, on ferme les deux trappes et l'on détache le chargeur.
La photo-jumelle est chargée à nouveau.
La description de ces opérations est plus longue à lire qu'à faire, car elle ne nécessite qu'une minute au plus.
N.-B. — Pour que les châssis amenés d'un chargeur dans la photo-jumelle soient bien placés dans l'ordre de leurs numéros, il est bon de veiller à ce que le chargeur soit rempli de la manière suivante au moment où l'on y procède dans le laboratoire :
On place le chargeur à plat sur la table, devant soi, les griffes d'accrochage dirigées du côté droit, on ouvre la trappe qui se trouve ainsi en haut, la patte de manœuvre en dessous, sur la table.
On prend le châssis n° 12, on y glisse la plaque sensible, on le fait pénétrer dans le chargeur, le talon en arrière, le numéro en dessus, se lisant du bon côté, la plaque en dessous, puis on place le châssis n° 1, puis le 2, puis le 3 et jusqu'au 11, qui est le dernier C). On referme ensuite la trappe.
On voit que le fonctionnement est aussi simple que possible.


(1) Au moment du passage dans la photo-jumelle, le premier châssis qui passe est le n° 11 qui tombe au fond de la photo-jumelle, puis le n° 10, puis le n° 9 et jusqu'au n° 1. A ce moment, 11 châssis se trouvant dans la photojumelle, on tire la tige du tiroir, on emmène les châssis dans le compartiment du viseur. On fait alors passer le dernier châssis (qui porte le n° 12) dans la photo-jumelle et, en repoussant le tiroir, on amène les 11 châssis par-dessus. Le n° 12 se trouve donc bien le dernier en dessous.

Il suffit donc d'avoir autant de chargeurs que l'on veut, plus un vide, pour avoir autant de douzaines de plaques disponibles.

Dr. Hocquart used a Carpentier Jumelle during the Madagascar expedition, bringing it additional renown. Magazines echoed this, showing engravings executed from photos taken during the expedition... photo reproduction in magazines was not then commonplace!
Gervais Coutellemont also used it to photograph the holy city of Mecca.

(reference Gallica/BNF/INPI)

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This jumelle type camera is at the top end of the range.

It features a renowned lens, a Quatryl by Krauss, with an aperture of f/4.5 (No. 162 699), and a focusing mechanism controlled by a large central wheel driving two concentric helicoids around the lenses. The focusing scale goes up to one meter, but the actual focus can go lower. The magazine accepts 18 plates in their holders or 50 sheet films, and the counter is graduated accordingly.

The uniqueness of this specimen (No. 7862 - 16) lies in its regulator allowing for slow speeds. Instead of the typical air brake, it employs a friction device, adjustable by a graduated wheel acting on a beveled ivory blade. This regulator can be toggled for high-speed use. This variant doesn't seem to have been commercially available, raising the question of whether it's an original assembly or a later adaptation. What can be said is that it's not a makeshift alteration but a precision accomplishment.

Carpentier Photo-Jumelle



Carpentier Photo-Jumelle



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