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Royer Teleroy favori envoyer imprimer
Photo(s) de Sylvain Halgand et texte de Sylvain Halgand. Propriété de Sylvain Halgand
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Chronologie de la marque Royer Nouvelle fenêtre

Historique de la marque Royer Nouvelle fenêtre

Pays de fabrication ou d'assemblage final : France
Fabriqué de 1950 à (Postérieur à) 1956.
Indice de rareté en France : Rare (dans les vide-greniers non spécialisés)
Dernières ventes sur Ebay France Nouvelle fenêtre
N° inventaire : 1576

Voir la fiche technique complète Nouvelle fenêtre
Royer Teleroy



Le Teleroy est un folding bi-format à télémètre. Il a un objectif Berthiot ou Angénieux ouvrant à 3,5, un obturateur allant de la seconde au 1/300° de seconde, un retardateur et une prise de flash.
Ca, c'est la théorie. En réalité, les objectifs des Téléroy pouvaient être différents, car n'importe quel folding Royer pouvait être transformé en Téléroy lors d'un passage en atelier, et ce dès la sortie du Téléroy. Cela brouille donc les pistes et c'est ce qui explique que je n'ai jamais inclus le Téléroy dans le questionnaire sur les foldings de la marque. Pour les obturateurs, les publicités laissent supposer qu'ils étaient systématiquement remplacés lors d'une transformation car solidaires du télémètre. 

Les Téléroy "d'origine" sont gravés au-dessus du viseur. Mais est-ce que les Téléroy "de transformation" le sont ?

 



Voici une présentation du télémètre du Téléroy, lors de sa sortie en 1950 (article tiré de Photo-Ciné-Revue, rédigé par René Royer) :



UN NOUVEAU PRINCIPE DANS LE COUPLAGE DU TELEMETRE
Appareil Téléroy

Par René Royer de la Sté SITO

Sur tout appareil photographique quel qu’il soit, le couplage de L’objectif avec un télémètre est du plus haut intérêt ; malheureusement, à de rares exceptions près, seuls les appareils de petit format se trouvent ètre munis de cette commodité. Il importait donc de combler cette lacune au plus tôt en mettant à la portée des amateurs un appareil 6 x 9 et 4 1/2 x 6 qui ait les mêmes facilités de mise au point. Cest le but du Teléroy.

Principes généraux ayant servi de base à la construction de l’appareil.

Dès que l’on cherche à réaliser le couplage d’un objectif avec un télémètre placé sur le fût d’un appareil pliant, l’on se heurte immédiatement à de grosses difficultés que nous allons rappeler, brièvement.
Il est avant tout indispensable de réaliser un couplage, aussi précis que possible ; malheureusement, l’obligation de refermer l’appareil impose alors des liaisons mécaniques complexes dont la réalisation est délicate et coûteuse. Or, la précision ne suffit pas : un appareil à télémètre couplé doit être indéréglable. Cette dernière qualité ayant d’autant plus de chance d’être réalisée que les liaisons mécaniques sont plus simples, c’est dire à quel point ces dernières doivent être étudiées.
Même avec un couplage mécanique parfait, il existe toujours une erreur systématique de couplage due au fait que télémètre et objectif ne se trouvent pas dans un même plan ; cette erreur prenant d’autant plus d’importance que la distance focale et l’ouverture numérique deviennent plus grandes.
Enfin, les appareils courants ayant leur télémètre dans le fût, le constructeur est obligé d’en concevoir deux types totalement distincts : fût pour appareil ordinaire, fût pour appareil à télémètre.
Toutes ces difficultés ont été éliminées d’un coup dans le Teleroy.. Il a suffi pour cela de disposer le télémètre sur l’obturateur ; les deux plages du télémètre étant vues dans le viseur.

Grâce à une telle disposition, il n’y a plus aucune erreur de couplage puisque télémètre et objectif sont dans un même plan ; de même, il n’y a plus entre objectif et fût aucune liaison mécanique délicate devant tenir compte de la nécessité de refermer l’appareil ; un simple entraînement par engrenages sans jeu assure une exactitude parfaite et rend l’ensemble indéréglable, puisque, cette liaison ayant lieu sans effort, toute usure en est bannie. Enfin, le fût de l’appareil n’ayant à subir aucune grosse modification, il est possible de transformer tout appareil déjà existant en appareil à télémètre couplé, par simple échange du bloc obturateur. En admettant que l’ensemble obturateur-objectif-télémètre ait son couplage réglé, la transformation d’un appareil ordinaire en Teleroy demande 30 minutes.

TelemetreSchéma optique du Teleroy.

Le télémètre proprement dit est du modèle le plus simple (fig. 1). La rotation du miroir Mi est fonction de la distance p’ de l’objet O au miroir M2. Pour retrouver la coïncidence entre le faisceau directement transmis et le faisceau réfléchi par Mi, la rotation de celui-ci sera d’autant plus grande que l’objet sera lui-même plus près. Le miroir M2 est opaque, comme le miroir Mi ; il y a donc deux plages distinctes côte à côte et on réalisera la mise au point en constatant la coïncidence des verticales ou des horizontales suivant l’orientation de l’appareil. Cette disposition particulière du télémètre et la faculté de voir les deux plages télémétriques à travers le viseur mettent en évidence un autre avantage du Teleroy. La mise au point de l’objectif et le cadrage du sujet à photographier se font simultanément, sans avoir à déplacer l’oeil.


Le couplage entre l’objectif et le miroir tournant M1 du télémètre est réalisé de la façon suivante. L’objectif étant à mise au point frontale le barillet avant tourne d’une certaine quantité pour une mise au point sur une distance donnée.




Le pourtour de ce barillet avant est denté et fait tourner un pignon intermédiaire beaucoup plus petit ; ce pignon se prolonge par une vis qui, suivant l’amplitude de sa rotation, se déplace plus ou moins en l’entraînant. Cette vis appuie sur l’extrémité d’un levier solidaire du miroir M1 et axé en a (fig. 2). Tout déplacement de la vis entraîne celui du bras de levier, d’où rotation du miroir.

Télémètre

Calculs des différents éléments mécaniques du couplage.
— Vérifications expérimentales

Appelons respectivement
d) déplacement en translation du verre avant de l’objectif (d = a a’ sur la fig. 3)
d’ déplacement en translation de l’extrémité du bras de levier solidaire du miroir M1 (d’ = b b’ sur la fig. 3).
A chaque valeur de d correspond un angle de rotation parfaitement déterminé du barillet avant et par suite, une valeur et une seule pour d’. La liaison étant faite uniquement par engrenages nous pouvons poser d = K. d’,
K étant une constante à déterminer.
Appelons aussi
p : distance de l’objet à l’objectif.
f : distance focale du premier verre de l’objectif.
B : base du télémètre.
La mise au point ayant lieu par déplacement de la lentille frontale, nous pouvons raisonner de la façon suivante. La lentille avant de l’objectif donne d’un objet situé à l’infini une image en son plan focal propre et le reste des verres de l’objectif donne de cette image une image Télémetresituée sur le plan de la pellicule. Autrement dit, tous les verres de l’objectif sauf le premier, donnent de la pellicule une image située dans un certain plan π ; le rôle de la lentille avant est de se déplacer d’une façon telle que, quelle que soit la position de l’objet, l’image qu’elle en donne soit toujours dans ce plan π. Ce principe énoncé, on trouve immédiatement la relation liant la distance de mise au point p au déplacement axial d du barillet avant
d= f²/(p—f)      (1)

D’autre part, la fig. 4 schématise le miroir et son bras de levier dans leur position initiale et après avoir tourné d’un angle α.

La figure 1 donnant : 2 α = B/p' on en déduit

d'= l.B/2p'
en appelant l la longueur du bras de levier.

En possession de ces éléments on peut alors construire le tableau suivant :
d, déplacement du verre avant de l’objectif, est choisi comme variable indépendante et varie de 2 en 2 dixièmes de mm.
A chaque valeur de d correspond (équation (1)) une distance p de l'objet pour laquelle l’objectif est rigoureusement au point.

N’admettons pas encore la relation d = K. d’ et portons cette valeur de p dans l’expression de d’. Calculons d’ (colonne 3). Nous obtenons l’amplitude de déplacement qu’il faudrait donner à l’extrémité du bras de levier pour que le télémètre soit au point à la même distance que l’objectif. Colonne 4 : valeur du rapport d /d’ ; ce rapport n’est pas tout à fait constant. Néanmoins, un graphique à grande échelle (fig. 5) des variations de K en fonction de d, c’est à dire en fonction de la position de l’objet, montre que s’il l’on remplace sa courbe de variation par une droite l’erreur est infime. Prenons donc pour K la valeur 5 et imposons nous maintenant d = K. d’ ; pour les mêmes valeurs de d, nous allons trouver pour d’ des valeurs légèrement différentas ; une seule coïncidera avec la valeur précédémment trouvée, celle qui correspond à d = 1,6 (puisque alors on a rigoureusement K=5,0).


Télémetre
Télémètre
Aux valeurs de d’ imposées par le couplage, vont correspondre des valeurs pour p’ données par (2) (colonne 6). Ces dernières sont différentes des valeurs correspondantes p mais leur différence est largement inférieure à la profondeur de champ de l’objectif ouvert à 3,5 (colonnes 7,et 8). En posant K constant, ce que l’on réalise mécaniquement par le système d’engrenages précédemment décrit, on obtient donc un couplage parfait.
Si maintenant l’on s’efforce de déterminer expérimentalement l’erreur de couplage, on s’aperçoit qu’elle est souvent le double de celle calculée.
Ceci provient de l’influeuce de facteurs multiples dont nous n’avons pas tenu compte dans ces calculs simplifiés ; en particulier, l’oeil ne réalise pas toujours un alignement avec une égale exactitude, la précision obtenue dépendant beaucoup de la nature du test choisi. Néanmoins, même en doublant les erreurs calculées, le couplage est encore réalisé pour l’ouverture 3,5, avec un écart considérablement inférieur à la profondeur de champ de l’objectif pour cette ouverture.
En résumé, la disposition du télémètre sur l’obturateur permet d’obtenir un appareil incomparablement robuste ne craignant aucun déréglage dans le temps. La suppression de l’erreur de couplage, ainsi que la réalisation de ce dernier avec un nombre minimum de pièces, donnent une précision largement suffisante pour permettre l’emploi d’un objectif de 105 millimètres ouvert à 3,5. Enfin, dans un même viseur, cadrage et mise au point sont faits simultanément. télémètre


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Photo Revue de 1950


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